CLUB DE LECTURE – QU’AI-JE LU EN JANVIER 2013?

image

Source photo: www.chapitre.com

AUTEUR: Virginia Woolf

image

Source photo: coolspotters.com

Informations sur l’auteur:

La folie sublimée
Ecrivaine de génie, critique littéraire et éditrice, Virginia Woolf a fasciné ses contemporains par sa créativité d’avant-garde. Son expérience intime de la folie, transcendée par l’écriture, fait d’elle le chef de file du roman psychologique, et sa vie de femme libre continue d’inspirer les féministes d’aujourd’hui.

Mélancolique et suicidaire : on a longtemps réduit Virginia Woolf à ces deux adjectifs. Celle qui a bousculé le roman au début du XXe siècle fut sans doute toujours hantée par le souvenir d’une enfance difficile. Des années durant, elle subit les agressions sexuelles de ses demi-frères, nés d’un premier mariage de sa mère. Celle-ci décède l’année de ses 13 ans, laissant Virginia en proie à sa première grande dépression. En secret, la jeune fille nourrit alors le désir de
devenir écrivaine.

Pensées
Déterminée, elle dévore la littérature en autodidacte, et commence très tôt la rédaction de son « Journal » (Publié en huit volumes, Stock, 1981-1990). Mais il lui faudra attendre la mort de son père, écrivain lui-même, pour s’atteler à son premier roman, qu’elle mettra dix ans à écrire.

Avec son frère Thoby et sa sœur Vanessa, elle appartiendra au fameux groupe de Bloomsbury, un cercle intellectuel occupé à secouer la société bien-pensante. Elle y rencontre Leonard Woolf, son futur époux, avec qui elle crée la Hogarth Press, qui publiera tous ses
romans.

Cette indépendance lui permet d’aller au bout de son art, sans avoir à plaire à un éditeur. Auprès de Leonard, Virginia est apaisée. Mais elle ne connaîtra la passion qu’auprès de femmes, dont l’écrivaine Vita Sackville-West, ce qui conduira certains à voir en elle une pionnière de la bisexualité.

Sa vie durant, hallucinations et idées morbides l’accablent, lui laissant de moins en moins de répit. En 1941, elle ne peut plus lutter. Les poches remplies de cailloux, elle achève son ultime promenade en allant se jeter dans la rivière Ouse.

L’émancipation intellectuelle des femmes:
Longtemps révoltée de n’avoir pu faire d’études, Virginia écrit « Une chambre à soi » (un essai passionnant et énergique, toujours d’actualité, 10/18, 2001), véritable pamphlet pour le droit des femmes à la liberté intellectuelle qui « dépend des choses matérielles ». Or
« les femmes ont toujours été pauvres, et cela non seulement depuis
deux cents ans, mais depuis le commencement des temps. Les femmes ont eu moins de liberté intellectuelle que les fils des esclaves athéniens. Les femmes n’ont donc pas eu la moindre chance de pouvoir
écrire des poèmes. Voilà pourquoi j’ai tant insisté sur l’argent et une chambre à soi. »

Le mal de vivre
L’écriture fut pour Virginia Woolf un véritable rempart contre son mal de vivre. « Si je ne passais jamais par ces crises si extraordinairement pénétrantes d’agitation ou de repos […], je finirais

par m’abandonner et me soumettre. Il y a là au contraire, quelque chose qui m’oblige à lutter. » (11 octobre 1929, Journal). Puisant dans les moments les plus tragiques de son histoire, elle transforme méthodiquement ses souffrances psychiques en de sublimes inventions narratives, que les écrivains d’aujourd’hui continuent de lui envier.

Etre soi de toute urgence
Aux alentours de 1930, ses amis disparaissant, la mort revient la hanter. Pourtant, ce n’est pas la perspective de mourir qui l’angoisse, mais celle de ne pouvoir achever son œuvre. Elle décide alors d’écrire de toute ardeur, méprisant autant les critiques que les reconnaissances.

« Etre immune, confie-t-elle à son journal, c’est vivre à l’abri
des chocs, des ennuis, des souffrances, c’est être hors de portée des flèches, avoir assez de bien pour vivre sans rechercher flatterie ni réussite, ne pas être obligée d’accepter les invitations et ne pas se soucier des éloges que reçoivent les autres. » Ce qui compte désormais,
pour elle et ceux qui la lisent, c’est être soi sans compromis.

Si vous ne dites pas la vérité sur vous-même, vous ne pouvez pas la dire sur les autres.

Source de l’article: http://www.psychologies.com/Culture/Philosophie-et-spiritualite/Maitres-de-vie/Virginia-Woolf

————
MON COMMENTAIRE PERSO (D’UNE LECTRICE ORDINAIRE):
J’ai eu beaucoup de mal à débuter ce livre tellement l’auteur sautait d’un personnage à un autre en quelques lignes seulement. J’ai abandonné
durant quelques jours puis airéussi à reprendre cette fastidieuse lecture en recommançant du début mais armée, cette fois-ci, d’un crayon et d’un cahier. Prendre des notes fut pour moi la seule solution pour parvenir à dépasser la première partie de cette oeuvre où le personnage fait ses emplettes pour la soirée qu’elle organise le soir même. Au détour de cette marche, elle voit, rencontre ou pense à des gens. Parfois, ces personnages secondaires prennent beaucoup de place (plusieurs pages), parfois à peine quelques lignes leurs sont consacrées, parfois on entre dans les tête des ces-dits personnages et pouvons atteindre leur propres pensées, parfois non. On entre en fait surtout dans l’esprit de Mrs Dalloway, on apprend à la connaître à travers son regard sur elle-même et sa vie. Toutefois, passer cette partie, je me suis habituée au style d’écriture (particulier) utilisé par Virginia Woolf. Et puis, les personnages principaux ont commencé à
prendre position et ENFIN la lecture est devenue plus aisée. La seconde partie traite de la soirée, les invités sont décrits plus longuement, Mrs Daloway semble alors passer au second plan. En fait, la seule partie que j’ai aimé, a été la fin, 3 pages exactement. La partie dans laquelle Sally parle de la subjectivité de nos pensées, de l’habitude propre à l’humain de juger autrui: ‘Que peut-on savoir même des gens avec qui on vit chaque jour?’ etc.
Finalement, avec ce livre j’ai l’impression de rester un peu sur ma
faim ou sur une impression qu’il faut analyser le livre en profondeur, analyser plus longuement la pensée de l’auteur. Au premier abord, j’ai l’impression d’avoir lu l’histoire d’une femme mondaine pleine de contradictions: elle a conscience de l’aspect superficiel de sa vie de mondaine, mais elle semble aussi aimer sa vie telle quelle. Elle semble encastrée dans son rôle de femme du monde, femme de maison, mais cette impression vascille sans cesse compte-tenu de ses réflexions intérieures, son opinion sur elle-même et la société, son attirance envers Sally, sa lucidité envers la superficialité de la classe supérieure etc. L’apparence versus l’intėrieur de l’être humain. Il n’y a pas d’importantes remises en question de cette vie superficielle, il n’y a pas de changement concret dans sa vie au travers cette histoire. J’aurai bien aimé qu’elle s’enfuit avec son Peter ou sa Sally par exemple et envoie valser sa petite vie bourgeoise, qu’elle se révolte contre les autres personnages féminins, qu’on apprenne que sa fille n’est pas sa vraie fille etc..Mais non: Elle donne une soirée (point). On est dans un discours intérieur et non dans l’action. D’ailleurs, le style d’écriture représente bien le flux des pensées, nombreuses, fréquentes et diverses.
Ce que j’ai aimé:
– certaines de ses phrases ou métaphores très poétiques ou très justes
qui peuvent être calquées sur notre siècle.
– découvrir une époque, une classe économique, un style de vie particulier.
– s’apercevoir que tout le monde lutte pour être heureux, femme-homme, riche-pauvre etc..

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :